Critère 6 — Ancrage professionnel
Indicateur 28 Qualiopi Mobiliser votre réseau quand la formation passe par le poste de travail
Réservé aux prestations comportant des périodes en situation de travail : mobiliser son réseau de partenaires pour bâtir le parcours et l’accueil.
Gratuit, sans carte bancaire, sans engagement. Vos données restent à vous.
Ce que demande l’indicateur
Le texte tient en une phrase, que le décret du 1ᵉʳ août 2026 n’a pas touchée : lorsque les prestations dispensées au bénéficiaire comprennent des périodes de formation en situation de travail, le prestataire mobilise son réseau de partenaires socio-économiques pour co-construire l’ingénierie de formation et favoriser l’accueil en entreprise. L’indicateur ne nomme pas l’AFEST : il vise toute prestation dont une partie se déroule en situation de travail, et ce qu’il demande de prouver est un réseau qui agit — des entreprises, des prescripteurs, des acteurs de branche ou d’insertion avec qui le parcours se construit et qui accueillent réellement les apprenants. Il s’applique aux actions de formation et aux actions de formation par apprentissage.
L’action de formation en situation de travail est définie par le code du travail (art. D. 6313-3-2). Sa mise en œuvre comprend quatre briques : l’analyse de l’activité de travail pour, le cas échéant, l’adapter à des fins pédagogiques ; la désignation préalable d’un formateur pouvant exercer une fonction tutorale ; la mise en place de phases réflexives, distinctes des mises en situation de travail ; et des évaluations spécifiques des acquis qui jalonnent ou concluent l’action. Ces quatre briques ne sont pas l’objet de l’indicateur 28, mais l’auditeur qui ouvre le dossier d’une AFEST les cherchera — et c’est avec l’entreprise partenaire qu’elles se construisent.
La brique la plus souvent absente est la phase réflexive. Elle n’est ni la mise en situation, ni le débriefing informel de fin de journée : c’est un temps distinct, préparé, où l’on analyse les écarts entre l’attendu, le réalisé et l’appris. L’auditeur en cherche les traces datées, et il regarde comment le tuteur qui les anime a lui-même été accompagné. Une AFEST sans phase réflexive formalisée reste une simple mise en situation, et le format annoncé au financeur devient inexact.
Le travail que ça représente
- À chaque sessionAnalyser l’activité de travail visée et l’adapter à des fins pédagogiques
- À chaque sessionDésigner le tuteur ou formateur AFEST avant le démarrage de l’actionQualiomaticLe tuteur se rattache à la session comme intervenant, dans la même liste que les formateurs, avant que la première séance ne s’ouvre.
- À chaque sessionPlanifier les phases réflexives comme des séquences à part entièreQualiomaticLe planning du calendrier distingue les séances : une phase réflexive s’y pose comme une séance, avec son créneau d’émargement.
- À chaque sessionConserver les traces des phases réflexives et des évaluations spécifiquesQualiomaticLes évaluations des acquis se construisent dans l’application et leurs résultats se lisent bénéficiaire par bénéficiaire.
- Une foisIdentifier les partenaires socio-économiques avec qui l’ingénierie se construitQualiomatic/registres?type=partenariat tient le réseau — prescripteurs, entreprises d’accueil, acteurs de l’insertion, branches — avec l’objet de chaque partenariat et son interlocuteur.
- En continuGarder la trace datée des actions menées avec chaque partenaireQualiomaticChaque partenaire porte ses actions menées et la date de la dernière ; passé un exercice, la ligne s’affiche « Endormi », et « Aucune action » si rien n’a jamais été daté.
- À chaque sessionFormaliser l’accueil en entreprise avec le partenaire qui reçoit les apprenants
Sous chaque tâche, ce que l’application en fait. « Automatique » : elle s’en charge sans geste de votre part. « Assisté » signifie qu’elle produit la pièce ou tient le registre, vous apportez la matière. Sans étiquette, l’écran existe : c’est vous qui saisissez ou décidez, et la trace reste au dossier. Une tâche sans rien en dessous n’est pas encore couverte par l’outil.
Les preuves attendues
- Registre du réseau de partenaires socio-économiques, avec les actions menées et leurs dates
- Conventions de partenariat, comptes rendus d’échanges avec les entreprises d’accueil
- Protocole AFEST individualisé, signé par les parties
- Analyse de l’activité de travail et situations retenues
- Traces datées des phases réflexives
- Évaluations spécifiques des acquis, jalonnant ou concluant l’action
Ce qui fait échouer
- Un réseau qui n’existe que sur le papier : une liste de partenaires sans aucune action datée ne prouve pas qu’il est mobilisé.
- Appeler AFEST une mise en situation classique, sans phase réflexive formalisée : le format n’est alors pas constitué au sens du code du travail.
- Un tuteur désigné après coup, dans le dossier remis à l’auditeur — quand le texte exige une désignation préalable.
- Aucune trace des phases réflexives au motif qu’elles sont orales : la trace peut être un compte rendu de dix lignes, mais elle doit exister et porter une date.
Ce que Qualiomatic prend en charge
Le profil d’activité ouvre ou ferme l’indicateur : déclarez l’AFEST ou l’alternance et le 28 entre dans votre suivi avec ses preuves attendues. Ce qui sert ensuite relève des briques génériques — le planning distingue les séances, l’émargement les couvre, les évaluations des acquis se construisent et se corrigent dans l’application, et les documents de la session accueillent les pièces déposées.
Le cœur de l’indicateur — mobiliser son réseau de partenaires socio-économiques — a son registre. Prescripteurs, entreprises d’accueil, acteurs de l’insertion et branches y figurent avec l’objet du partenariat et, surtout, la date de la dernière action menée. C’est cette date qui fait la différence : tout organisme a un réseau, presque aucun n’en garde la trace, et un partenaire qu’on n’a pas retouché depuis un exercice se signale de lui-même comme endormi. À partir du 1ᵉʳ novembre 2026, le suivi de conformité et l’audit blanc le comptent.
Il n’y a pas de module AFEST dans Qualiomatic : ni protocole individualisé généré, ni grille d’analyse de l’activité, ni carnet de phases réflexives. Si l’AFEST est le cœur de votre activité, prévoyez de tenir ces trois pièces à côté. Nous préférons l’écrire ici plutôt que vous laisser le découvrir la veille de l’audit.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
À quels organismes s’applique l’indicateur 28 de Qualiopi ?
L’indicateur 28 s’applique lorsque les prestations comprennent des périodes de formation en situation de travail : alternance, action de formation en situation de travail (AFEST). Hors de ces formats, il n’a pas d’objet et n’est pas audité.
Il demande de mobiliser son réseau de partenaires socio-économiques pour co-construire l’ingénierie de formation et favoriser l’accueil en entreprise. Il s’applique aux actions de formation et aux actions de formation par apprentissage.
Quelles sont les quatre composantes d’une AFEST ?
L’article D. 6313-3-2 du code du travail en fixe quatre : l’analyse de l’activité de travail pour, le cas échéant, l’adapter à des fins pédagogiques ; la désignation préalable d’un formateur pouvant exercer une fonction tutorale ; la mise en place de phases réflexives, distinctes des mises en situation de travail ; des évaluations spécifiques des acquis qui jalonnent ou concluent l’action.
La désignation du tuteur doit être préalable : un tuteur désigné après coup, dans le dossier remis à l’auditeur, ne répond pas au texte.
Qu’est-ce qu’une phase réflexive en AFEST ?
La phase réflexive n’est ni la mise en situation, ni le débriefing informel de fin de journée : c’est un temps distinct, préparé, où l’on analyse les écarts entre l’attendu, le réalisé et l’appris. C’est la composante le plus souvent absente.
L’auditeur en cherche les traces datées — un compte rendu de dix lignes peut suffire, mais il doit exister et porter une date. Sans phase réflexive formalisée, une AFEST reste une simple mise en situation, et le format annoncé au financeur devient inexact.
La réforme du 1ᵉʳ novembre 2026 modifie-t-elle l’indicateur 28 ?
Non. Sa rédaction est identique dans l’annexe de 2019 et dans celle issue du décret n° 2026-728 du 1ᵉʳ août 2026 : lorsque la prestation comprend des périodes de formation en situation de travail, l’organisme mobilise son réseau de partenaires socio-économiques pour co-construire l’ingénierie de formation et favoriser l’accueil en entreprise.
Les preuves attendues restent les mêmes : conventions ou échanges avec ces partenaires, ou un registre du réseau avec les actions menées et leurs dates.
Sources
Chaque affirmation de cette page renvoie à un texte officiel. Les liens ouvrent le site de l’éditeur concerné.
Essayez sur une vraie session
Créez votre organisme, une formation, une session. En une heure, vous voyez ce que l’outil fait à votre place.