Logiciel Qualiopi : ce qu’il doit faire, et comment choisir le vôtre

Un logiciel Qualiopi ne certifie personne : il produit, range et date les preuves que l’auditeur viendra chercher. Ce qu’il doit couvrir critère par critère, quand un tableur suffit, les questions à poser avant de choisir, et ce que fait Qualiomatic.

Gratuit, sans carte bancaire, sans engagement. Vos données restent à vous.

Ce qu’est un logiciel Qualiopi, et ce qu’il n’est pas

On appelle « logiciel Qualiopi » un outil qui aide un organisme de formation à tenir, session après session, ce que le référentiel national qualité attend de lui : informer, analyser le besoin, positionner, convoquer, faire émarger, évaluer, recueillir les appréciations, traiter les réclamations, tenir une veille. Selon les éditeurs, le mot recouvre des choses très différentes : un logiciel de gestion d’organisme auquel on a ajouté un tableau d’indicateurs, un classeur de preuves en ligne, ou un outil qui déduit l’état des indicateurs de l’activité réelle.

Ce qu’il n’est pas tient en trois points. Il ne certifie pas : selon l’article L. 6316-2 du code du travail, la certification est délivrée par un organisme certificateur accrédité, ou en cours d’accréditation, ou par une instance de labellisation reconnue par France compétences. Il ne garantit pas le résultat : le guide de lecture du ministère du Travail rappelle que la conformité repose sur l’appréciation, par l’auditeur, de la mise en œuvre des exigences, et non sur la seule présence de tel ou tel élément de preuve. Et il ne décide pas à votre place : adapter une formation, traiter une réclamation, tirer les leçons d’une baisse de satisfaction restent des actes que vous posez.

Ce qu’un logiciel change, c’est le moment où la preuve se fabrique. Sans outil, on la reconstitue avant l’audit. Avec un bon outil, elle existe déjà, datée du jour où le travail a été fait.

Faut-il un logiciel, ou un tableur suffit-il ?

Réponse honnête : un tableur peut suffire. Le référentiel ne prescrit aucun outil ; le guide de lecture pose seulement que le prestataire a la responsabilité de démontrer qu’il respecte les exigences. Une personne seule, qui anime quelques sessions par an pour un même type de client, tient très bien son dossier avec un tableur, un dossier par session et de la discipline. Le tableur est gratuit, souple, et personne ne le connaît mieux que celui qui l’a construit.

Il casse à des endroits précis, et aucun ne tient au nombre de lignes. Une case cochée ne prouve rien : elle ne porte ni heure, ni auteur, ni lien vers le document. Les preuves sont ailleurs (courriels, scans, classeurs), et vous seul savez où. Or l’auditeur procède par échantillonnage : il choisit une action et remonte les pièces.

Posez-vous quatre questions. Êtes-vous plusieurs à saisir ? Savez-vous sortir en quelques minutes la feuille d’émargement d’une session d’il y a dix-huit mois ? Les convocations et le questionnaire à froid partent-ils sans que vous ayez à y penser ? Pourriez-vous transmettre sous cinq jours ouvrés les pièces d’une formation financée par le CPF, comme les conditions de Mon Compte Formation le prévoient ? Un seul « non » est le signe que le tableur suit votre activité mais ne la prouve plus.

Les sept critères, et ce qu’un logiciel doit couvrir pour chacun

Le référentiel est organisé en sept critères, fixés par l’article R. 6316-1 du code du travail et déclinés en indicateurs. Pour chacun, la question à poser à un outil est la même : fait-il naître la preuve, ou se contente-t-il de noter qu’elle existe ?

CritèreCe que le référentiel attendCe que l’outil doit faire
1. Conditions d’information du public sur les prestations, délais et résultatsUne information détaillée et vérifiable sur chaque formation, et des indicateurs de résultatsTirer le programme et le catalogue d’une seule fiche formation ; calculer les taux publiés depuis les questionnaires, avec leur date
2. Identification précise des objectifs et adaptation aux publics bénéficiairesAnalyse du besoin, objectifs évaluables, positionnement à l’entréeRecueillir et dater le besoin du commanditaire ; faire remplir un positionnement par bénéficiaire, avant l’entrée
3. Adaptation des prestations, de l’accueil, du suivi et de l’évaluation aux publicsInformation sur le déroulement, mise en œuvre, évaluation des acquis, assiduitéEnvoyer et tracer les convocations ; recueillir une présence horodatée ; porter les évaluations ; tracer les absences
4. Adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrementMoyens humains et techniques, coordination, ressources pédagogiquesDécrire salles et équipements ; diffuser les supports et garder la trace de leur consultation
5. Qualification et développement des connaissances et compétences des personnelsCompétences des intervenants, déterminées et entretenuesRanger CV, diplômes et attestations par intervenant, et signaler ceux qui manquent ou datent
6. Inscription et investissement du prestataire dans son environnement professionnelVeille, accueil des personnes en situation de handicap, sous-traitanceTenir un registre de veille daté ; nommer le référent handicap ; suivre contrats et vérifications des sous-traitants
7. Recueil et prise en compte des appréciations et des réclamationsAppréciations des parties prenantes, réclamations, amélioration continueEnvoyer les questionnaires et compter les réponses ; tenir le registre des réclamations ; relier chaque action à ce qui l’a provoquée

Les questions à poser avant de choisir

Une démonstration montre ce qu’un logiciel fait bien. Ces questions font apparaître le reste ; un éditeur sérieux y répond par écrit, avant toute signature.

  • Le prix est-il publié ? Un tarif « sur devis » ne se compare pas.
  • Puis-je exporter mes données et mes documents à tout moment, sans rien demander ? Et que devient mon dossier si je résilie ?
  • Puis-je essayer sur une vraie session, sans engagement et sans carte bancaire ?
  • L’état d’un indicateur est-il calculé sur des preuves, ou est-ce une case que je coche ?
  • L’outil est-il à jour de la réforme ? Le décret n° 2026-728 du 1ᵉʳ août 2026 porte le référentiel à 33 indicateurs le 1ᵉʳ novembre 2026, sans disposition transitoire : qui fait la mise à jour, et quand ?
  • Que se passe-t-il sans réseau, ou avec des stagiaires sans téléphone : le papier reste-t-il possible sans créer de pièce manquante ?
  • Un auditeur ou un consultant peut-il consulter le dossier en lecture seule ?
  • Quelles catégories d’actions sont couvertes : actions de formation, bilans de compétences, VAE, apprentissage ?
  • Qu’est-ce que l’outil ne fait pas ? Une réponse précise vaut mieux qu’une liste de fonctions sans fin.

Ce que fait Qualiomatic, concrètement

Qualiomatic part de la gestion courante. Vous planifiez une session sur un calendrier ; ses dates, sa durée et son statut en découlent. Clients, stagiaires, formateurs et salles ont chacun leur fiche. De ces données sortent les documents de la session, à partir de modèles que vous modifiez : programme, convention, contrat, convocation, règlement intérieur, feuille de présence, attestation de fin de formation, certificat de réalisation. La convocation part avant la formation, l’attestation à la fin, le questionnaire de suivi deux mois plus tard, et chaque envoi est enregistré.

Les preuves se forment au même endroit. Le stagiaire signe sa demi-journée depuis son téléphone, dans une fenêtre contrôlée par le serveur, et chaque signature garde son heure, son adresse IP et l’appareil utilisé. Le client décrit son besoin par un lien, sans compte ; chaque stagiaire se situe avant la formation sur les objectifs ; la satisfaction se recueille à chaud puis à froid, et les taux se calculent par session puis par formation. Réclamations, imprévus et veille ont leurs registres.

L’état de chaque indicateur se calcule sur ce qui a réellement été fait (présences signées, documents produits, questionnaires remplis, registres tenus) ; ceux qui ne concernent pas votre activité disparaissent, et les obligations qui se tiennent hors du logiciel se cochent à la main. Ce suivi automatique fait partie des formules payantes ; l’offre gratuite garde le tableau complet des indicateurs, à cocher. L’audit blanc tire des dossiers au sort, les inspecte pièce par pièce et rend une note, avec, pour chaque écart, un bouton qui ouvre l’écran où le corriger.

Sur les questions de la section précédente : les prix et les limites de chaque formule sont publics, l’abonnement est mensuel et sans engagement, une offre gratuite existe sans carte bancaire, et une démonstration s’ouvre sans inscription. Chaque liste s’exporte vers Excel et chaque document se télécharge à tout moment ; l’accord de traitement prévoit la restitution des données pendant trente jours après la fin de l’abonnement. Un rôle « auditeur » ouvre le dossier en lecture seule, noms des stagiaires masqués. Le papier reste possible pour la feuille de présence comme pour les questionnaires. Et l’application contient les deux versions du référentiel : elle bascule seule sur les 33 indicateurs le 1ᵉʳ novembre 2026.

  • Sessions, annuaire, planning et documents générés depuis les mêmes données.
  • Feuille de présence numérique, avec version papier imprimable.
  • Questionnaires fournis : besoin du client, test de niveau, satisfaction, suivi à froid.
  • Suivi des indicateurs, registres et audit blanc.
  • Site public et catalogue alimentés par les fiches formation, taux publiés compris.
  • Bilan pédagogique et financier prérempli depuis l’année écoulée.

Ce que Qualiomatic ne fait pas

Ces limites sont des choix de périmètre. Mieux vaut les connaître avant qu’après.

Ce que Qualiomatic ne fait pasCe que cela veut dire pour vous
Les devis et les facturesAucun devis ni facture ne sort de l’application. Le prix de la session alimente la convention et le bilan annuel ; votre outil de facturation reste en place, et les listes s’exportent pour votre comptable.
Les dossiers CPF, OPCO et France TravailPas de connexion aux plateformes des financeurs : les demandes de prise en charge se font toujours chez eux. Vous indiquez le financeur de chaque client, pour le bilan annuel.
La visioconférenceVous gardez votre outil de visio ; son lien se dépose dans les supports de la session. La présence à distance, elle, est gérée (code de séance et contrôle de connexion, formule Pro).
Les cours en ligne autonomesCe n’est pas une plateforme de cours en ligne autonomes (LMS) : c’est un outil de gestion et de conformité, qui diffuse les supports d’une session.
Les autres catégories du référentielBilans de compétences, VAE et apprentissage ne sont pas couverts. Le périmètre est celui des actions de formation.
La signature électronique qualifiéeLa convention se signe en ligne, avec l’heure, l’adresse IP et l’empreinte du document : c’est une signature électronique simple, pas une signature qualifiée.
La garantie d’être certifiéAucun outil ne peut la donner : l’audit est mené par un organisme certificateur indépendant, qui seul décide.

Comment décider

Ne comparez pas des listes de fonctions : menez une vraie session de bout en bout dans l’outil que vous envisagez, de la convention à l’attestation, puis regardez ce qu’il sait dire de cette session sans que vous ayez rien rangé. C’est le seul essai qui ressemble à un audit.

Pour Qualiomatic, cet essai ne demande ni rendez-vous ni engagement : la démonstration ouvre un organisme fictif déjà rempli, et l’offre gratuite permet de mener une première session réelle. Les formules et leurs limites sont détaillées sur la page des tarifs.

Indicateurs du référentiel concernés

Questions fréquentes

Faut-il un logiciel pour obtenir la certification Qualiopi ?

Non. Le référentiel national qualité ne prescrit aucun outil : il fixe des exigences, et le prestataire a la responsabilité de démontrer qu’il les respecte. Un tableur et un dossier par session peuvent suffire à une petite activité. Un logiciel devient utile quand il faut prouver qui a fait quoi et quand, ou retrouver vite les pièces d’une session ancienne.

Un logiciel Qualiopi garantit-il la certification ?

Non. La certification est délivrée par un organisme certificateur accrédité ou une instance de labellisation reconnue par France compétences (art. L. 6316-2 du code du travail), à l’issue d’un audit. Le guide de lecture du référentiel précise que la conformité repose sur l’appréciation, par l’auditeur, de la mise en œuvre des exigences. Un logiciel prépare le dossier ; il ne décide pas.

Peut-on gérer Qualiopi avec Excel ?

Oui, tant que l’activité reste simple : une personne, quelques sessions par an, un même type de client. La limite du tableur n’est pas le volume mais la preuve : une case cochée ne porte ni heure, ni auteur, ni lien vers le document, et les pièces restent dispersées. Dès que plusieurs personnes saisissent, ou qu’il faut produire vite les pièces d’une session ancienne, il ne suffit plus.

Que doit faire un logiciel pour organisme de formation certifié Qualiopi ?

Couvrir les sept critères du référentiel en produisant la preuve en même temps que le document de gestion : fiche formation et résultats publiés, recueil du besoin et positionnement, convocation, présence et évaluations, moyens et supports, pièces des intervenants, veille et sous-traitance, questionnaires, réclamations et actions d’amélioration.

Le critère de choix décisif : l’état d’un indicateur doit se calculer sur ces preuves, et non sur une case cochée.

Les logiciels Qualiopi sont-ils à jour de la réforme du 1ᵉʳ novembre 2026 ?

C’est à vérifier éditeur par éditeur. Le décret n° 2026-728 du 1ᵉʳ août 2026 porte le référentiel de 32 à 33 indicateurs à compter du 1ᵉʳ novembre 2026, sans disposition transitoire : un outil doit donc connaître les deux versions autour de cette date. Qualiomatic les contient toutes les deux et bascule à la date, sans intervention.

Qualiomatic fait-il les devis et les factures ?

Non. Aucun devis ni facture ne sort de l’application : votre outil de facturation reste en place. Qualiomatic retient le prix de la session, repris dans la convention et le bilan annuel, et le financeur de chaque client ; les listes s’exportent vers Excel pour votre comptable.

Sources

Chaque affirmation de cette page renvoie à un texte officiel. Les liens ouvrent le site de l’éditeur concerné.

  1. Article L. 6316-1 du code du travail — obligation de certification des prestataires financés — Légifrance
  2. Article L. 6316-2 du code du travail — organismes certificateurs et instances de labellisation — Ministère du Travail — Code du travail numérique
  3. Article R. 6316-1 du code du travail — les sept critères qualité — Légifrance
  4. Guide de lecture du référentiel national qualité, version 8 (23 novembre 2023) — conduite de l’audit — Ministère du Travail (DGEFP) — document hébergé par France compétences
  5. Décret n° 2026-728 du 1ᵉʳ août 2026 relatif au référentiel national sur la qualité — Légifrance
  6. Mon Compte Formation — conditions particulières « organismes de formation », version 15 (mai 2026), article 5.1.2 — Caisse des Dépôts

Contenu d’information générale, à jour à la date indiquée ci-dessus. Il ne constitue pas un conseil juridique et ne garantit pas l’issue d’un audit de certification.

Essayez sur une vraie session

Créez votre organisme, une formation, une session. En une heure, vous voyez ce que l’outil fait à votre place.

Logiciel Qualiopi : que doit faire un outil de gestion ?